
Faut-il tondre ? Quelle tonte choisir ? À partir de quelle température couvrir, et avec quel grammage ? Le guide pour passer l'hiver sans trop ni trop peu.
Chaque automne, la même question revient dans toutes les écuries : faut-il tondre son cheval, et faut-il le couvrir ? Les avis tranchés ne manquent pas. Il y a ceux qui couvrent dès que le thermomètre passe sous 15 °C, et ceux qui jurent qu'un cheval « n'a jamais eu besoin de couverture ». La vérité est entre les deux, et elle tient en une idée simple : la tonte et la couverture vont ensemble. On tond parce que le cheval travaille et transpire ; on couvre parce qu'on a retiré la protection naturelle qu'il s'était faite. Ce guide vous aide à décider, cheval par cheval : quand tondre, quelle tonte choisir, comment la faire soi-même, et à partir de quelle température couvrir, avec quel grammage.
Avant tout : un cheval supporte le froid bien mieux que nous
C'est le point de départ de tout le reste, et c'est souvent celui qu'on oublie. Le cheval est un animal de plein air, adapté au froid. Selon l'université du Kentucky, sa zone de neutralité thermique (la plage de température où il n'a aucun effort à faire pour garder sa chaleur) s'étend environ de 5 à 30 °C. Avec un bon poil d'hiver et en bon état corporel, il ne commence à dépenser de l'énergie pour se réchauffer qu'en dessous d'environ −8 °C, selon l'université d'État de l'Utah. Là où nous grelottons, lui est souvent parfaitement à l'aise.
Son secret, c'est son poil. En hiver, il s'allonge et s'épaissit, et le cheval peut le faire gonfler pour emprisonner une couche d'air isolante contre la peau. Ce système a deux ennemis :
- L'eau. Un poil trempé jusqu'à la peau se plaque et perd son isolation. Un cheval mouillé par une pluie froide a bien plus froid qu'un cheval au sec par −5 °C.
- Le vent. Il chasse la couche d'air chaud. Pluie et vent ensemble, sans abri, voilà le vrai danger de l'hiver, bien plus que la température affichée.
Une étude norvégienne publiée en 2016 l'illustre joliment. Des chercheurs ont appris à 23 chevaux à toucher un symbole pour « demander » qu'on leur mette ou qu'on leur retire leur couverture. Résultat : les chevaux refusaient la couverture par beau temps, et la réclamaient quand il faisait humide, venteux et froid. Pas simplement froid.
1. Faut-il tondre son cheval ? Les trois questions à se poser
La tonte n'est ni une obligation ni une coquetterie. Elle répond à un problème précis : un cheval au poil d'hiver qui travaille transpire abondamment, et met des heures à sécher. Un cheval qui reste mouillé dans le froid après la séance, c'est un cheval qui se refroidit, et un cavalier qui passe une heure à le bouchonner. Trois questions suffisent à trancher :
- Combien travaille-t-il ? Une balade au pas deux fois par semaine ne justifie pas de tonte. Quatre séances ou plus par semaine, avec du trot et du galop, la justifient souvent.
- Transpire-t-il beaucoup ? Certains chevaux font un poil d'hiver très fourni et sont en nage au moindre effort ; d'autres restent secs. Observez votre cheval après une séance normale : s'il est encore humide une heure plus tard, la question se pose.
- Comment vit-il ? Un cheval au box ou en paddock avec abri se couvre facilement. Un cheval au pré toute l'année, sans abri, dépend de son poil : le tondre, c'est s'engager à le couvrir correctement tout l'hiver, par tous les temps.
Si vous répondez « peu », « non » et « au pré », laissez-lui son poil. C'est la solution la plus simple, la plus économique et souvent la plus confortable pour lui. Entre les deux, il existe toute une gamme de tontes partielles.
2. Les types de tonte, de la plus légère à la plus complète
Le principe est toujours le même : on retire le poil là où le cheval transpire (encolure, poitrail, ventre, flancs) et on le garde là où il protège (dos, reins, croupe, membres). Plus le cheval travaille, plus on remonte.
| Tonte | Ce qu'on retire | Pour quel cheval |
|---|---|---|
| Bavette (ou tablier) | Le dessous de l'encolure et le poitrail | Travail léger, cheval au pré qui transpire un peu à l'avant. Souvent sans couverture |
| Trace basse | Bavette + bas des flancs et ventre | Travail léger à modéré, cheval qui vit dehors |
| Trace haute | Comme la trace basse, remontée à mi-hauteur des flancs et de l'encolure | Travail modéré régulier |
| Irlandaise | Tout ce qui se trouve sous une ligne allant de la nuque au grasset, membres exceptés | Travail modéré, cheval qui transpire surtout à l'avant. Facile à réaliser soi-même |
| Couverture | Tête, encolure, épaules et ventre ; on garde le dos, la croupe et les membres, comme si le cheval portait une couverture | Travail soutenu, cheval qui sort au paddock |
| Chasse | Tout le corps, sauf les membres et l'emplacement de la selle | Travail intensif, sport, cheval au box et couvert |
| Totale | Tout, membres compris | Cheval de compétition au box, en travail quotidien. Rare en loisir |
En cas de doute, choisissez la tonte la plus légère qui règle le problème de transpiration. On peut toujours remonter les lignes trois semaines plus tard ; on ne peut pas recoller le poil. Et une tonte légère laisse souvent la possibilité de ne couvrir que par mauvais temps.
3. Quand tondre, et combien de fois dans l'hiver
La première tonte se fait quand le poil d'hiver est installé, généralement en octobre, parfois début novembre selon la région et le cheval. Tondre trop tôt, c'est tondre un poil d'été qui n'a pas fini de pousser, et devoir recommencer trois semaines plus tard.
Le poil repousse ensuite en six à huit semaines. Selon l'intensité du travail, on compte donc une deuxième tonte en décembre ou en janvier, parfois une troisième. En revanche, la pratique courante est de s'arrêter fin janvier ou début février : au-delà, on risque de couper le poil d'été qui commence à pousser, et le cheval peut garder un poil irrégulier une bonne partie de la belle saison.
4. Tondre son cheval soi-même : la méthode
Une tonte légère (bavette, trace, irlandaise) est tout à fait à la portée d'un propriétaire soigneux. Pour une tonte de chasse ou totale, ou pour un cheval qui a peur de la tondeuse, faites appel à quelqu'un d'expérimenté la première fois : beaucoup d'écuries proposent la tonte en service.
- Préparez le matériel. Une tondeuse pour chevaux (pas une tondeuse humaine), des lames bien affûtées, de l'huile de lubrification, une craie ou un morceau de savon pour tracer les lignes, et une couverture prête à poser juste après.
- Préparez le cheval. Il doit être parfaitement propre et sec : la boue et la poussière émoussent les lames en quelques minutes et donnent une tonte en escalier. Pansez-le à fond, idéalement après une douche la veille s'il fait doux.
- Habituez-le. Allumez la tondeuse à distance, puis approchez-vous, posez-la d'abord à plat sur l'épaule sans tondre pour qu'il sente la vibration. Commencez toujours par l'épaule, la zone la moins sensible.
- Tracez les lignes. À la craie, dessinez les limites de la tonte choisie, en vous aidant d'un repère fixe (la sangle pour la ligne de selle, par exemple). Tracez les deux côtés à la même hauteur avant de commencer.
- Tondez à rebrousse-poil, par longues passes régulières qui se chevauchent légèrement, en gardant la tondeuse bien à plat. Tendez la peau de la main libre dans les plis (coude, grasset, ars).
- Surveillez la chaleur des lames. Touchez-les régulièrement du dos de la main : si elles sont chaudes, arrêtez-vous, laissez refroidir et huilez. Des lames brûlantes font réagir le cheval, et il s'en souviendra la fois suivante.
- Couvrez aussitôt. Brossez pour enlever le poil coupé, et posez immédiatement une couverture adaptée : votre cheval vient de perdre en une heure la protection qu'il avait mis six semaines à construire.
5. Faut-il couvrir son cheval ?
La réponse courte : un cheval non tondu, en bonne santé et en bon état, avec un abri, n'a généralement pas besoin de couverture, même en hiver. La couverture devient utile, ou indispensable, dans quatre situations :
- Le cheval est tondu. C'est le cas le plus clair : en lui retirant son poil, vous avez remonté sa limite de confort. Un cheval tondu peut avoir froid dès 5 °C, voire au-dessus.
- Pas d'abri face à la pluie et au vent. Une couverture imperméable sans garnissage suffit souvent : elle garde le poil sec, et le poil sec fait le reste.
- Le cheval peine à garder son état : cheval âgé, maigre, convalescent.
- Le cheval ne fait pas son poil d'hiver : cheval arrivé d'un pays chaud, cheval qui vivait couvert depuis toujours, ou certains chevaux de sang au poil très fin.
À l'inverse, couvrir « par précaution » un cheval non tondu au poil fourni est souvent contre-productif : il transpire sous la couverture, son poil reste humide, et il finit par avoir plus froid que s'il n'avait rien porté.
6. Choisir sa couverture : grammage, denier, taille
Le grammage : le niveau de chaleur
Le chiffre affiché sur une couverture (0, 100, 200, 300 g…) indique le poids du garnissage par mètre carré : c'est lui qui fait la chaleur. Les fabricants ne s'accordent pas exactement sur les seuils, mais les catégories se recoupent :
- 0 g : imperméable sans garnissage. Protège de la pluie et du vent, pas du froid.
- 50 à 150 g : couverture légère.
- 150 à 250 g : couverture moyenne, la plus polyvalente.
- 300 g et plus : couverture chaude, pour les chevaux tondus par grand froid.
Le tableau ci-dessous croise la température et le type de tonte. Ce sont des points de départ, pour un cheval adulte en bon état : à vous de les ajuster au tempérament de votre cheval, à l'humidité, au vent et à la présence d'un abri.
| Température | Non tondu | Tonte légère (bavette, trace, irlandaise) | Tonte forte (couverture, chasse, totale) |
|---|---|---|---|
| Au-dessus de 10 °C | Rien | Rien, ou 0 g s'il pleut | 0 à 50 g |
| De 5 à 10 °C | Rien (0 g si pluie et vent sans abri) | 0 à 100 g | 100 à 200 g |
| De 0 à 5 °C | Rien (0 g si pluie et vent sans abri) | 100 à 200 g | 200 à 300 g |
| De −5 à 0 °C | Rien, ou 0 à 100 g si mouillé | 200 à 300 g | 300 g + couvre-cou |
| En dessous de −5 °C | 0 à 150 g si mouillé ou âgé | 300 g + couvre-cou | 300 à 400 g + couvre-cou, ou deux couvertures superposées |
Règle pratique : la pluie, le vent ou l'absence d'abri font monter d'un cran ; un box fermé ou un cheval qui a naturellement chaud font descendre d'un cran. Plutôt que d'acheter une couverture par température, beaucoup de propriétaires jouent la superposition : une couverture d'extérieur moyenne, plus une sous-couverture légère pour les nuits les plus froides.
Le denier : la solidité
Le denier mesure la résistance du tissu extérieur. Pour un cheval au box, 600 deniers suffisent. Pour un cheval au pré, surtout en groupe, visez 1200 deniers ou plus : une couverture déchirée dès la première semaine par un congénère joueur n'est plus imperméable.
Imperméable et respirante
Une couverture d'extérieur doit être imperméable, sinon elle devient une éponge froide plaquée contre le cheval, et respirante, pour laisser s'échapper l'humidité du corps. Une couverture d'écurie, elle, n'est pas faite pour sortir sous la pluie. Pensez aussi à en avoir une de rechange : une couverture mouillée ne sèche pas en une nuit.
Prendre les mesures
Mesurez votre cheval avec un mètre ruban, du milieu du poitrail jusqu'à la pointe de la fesse, en passant le long du flanc. Le résultat en centimètres correspond à la taille de la couverture (125, 135, 145 cm…). Certaines marques indiquent la taille en pieds et pouces : un tableau de conversion est toujours fourni. Une couverture bien taillée couvre le ventre, descend sous le coude et ne frotte ni au garrot ni aux épaules.
7. Les erreurs qui font plus de mal que le froid
- Trop couvrir. C'est l'erreur la plus fréquente. Un cheval qui transpire sous sa couverture a le poil humide et se refroidit dès que la température baisse. Glissez la main sous la couverture, au garrot et derrière l'épaule, une fois par jour : la peau doit être tiède et sèche, ni froide, ni moite.
- Ne pas adapter à la météo. Une couverture de 300 g posée un matin de gel et laissée par un après-midi ensoleillé à 12 °C fait transpirer n'importe quel cheval. En automne et au printemps, la couverture se change parfois deux fois par jour.
- Couvrir un cheval mouillé. Posez une couverture séchante (polaire ou maille respirante) d'abord, ou attendez qu'il soit sec. Une couverture d'extérieur sur un cheval trempé enferme l'humidité.
- Ne jamais l'enlever. Retirez la couverture au moins une fois par jour pour panser, vérifier l'état du cheval et l'absence de frottements. Une couverture laissée en permanence cache tout : les blessures, les irritations, et la perte de poids.
- Négliger l'ajustement. Sangles de ventre trop lâches (le cheval peut s'y prendre un postérieur en se roulant), sangles de cuisse croisées oubliées, couverture trop petite qui frotte aux épaules et pèle le poil.
8. Cheval âgé, poney, cheval au pré : les cas particuliers
Le cheval âgé
Avec l'âge, beaucoup de chevaux ont plus de mal à garder leur état en hiver : dentition usée, digestion moins efficace, masse musculaire qui fond. Un vieux cheval non tondu peut avoir besoin d'une couverture légère quand un cheval plus jeune n'en a pas besoin. Surveillez son état au toucher, sous le poil d'hiver qui masque tout. À l'inverse, un vieux cheval qui garde un poil long et bouclé jusqu'en plein été doit être montré au vétérinaire : c'est un signe classique du dysfonctionnement hormonal (PPID) détaillé dans notre article sur la fourbure.
Le poney
Les poneys rustiques font souvent un poil d'hiver exceptionnel, et sont parmi les équidés qui supportent le mieux le froid. Sauf s'il est tondu ou âgé, un poney au pré avec un abri n'a presque jamais besoin de couverture. Les couvrir sans raison ajoute un autre risque, puisqu'un poney qui ne dépense plus d'énergie pour se chauffer stocke plus facilement : un point important pour les profils exposés à la fourbure. Si vous cherchez un compagnon facile à vivre dehors toute l'année, les poneys à vendre sont souvent les plus rustiques.
Le cheval au pré toute l'année
C'est le mode de vie le plus naturel, et souvent le plus simple l'hiver : le cheval bouge, se réchauffe en mangeant son fourrage (la fermentation des fibres produit de la chaleur) et fait son poil. Ses vrais besoins sont un abri ou une haie coupe-vent, un accès à de l'eau non gelée, et du fourrage en quantité suffisante, ce qui protège aussi son estomac. Si vous le tondez, vous vous engagez à passer le voir chaque jour pour ajuster la couverture. Si ce n'est pas possible, laissez-lui son poil.
Et si la couverture est surtout un souvenir des mois d'été, contre les mouches et la dermite, c'est une autre histoire, que nous racontons dans notre guide des insectes.
Ce qu'il faut retenir
Un cheval non tondu, en bon état et avec un abri, supporte bien mieux le froid que nous : son ennemi est la pluie et le vent, pas la température. La tonte se justifie quand il travaille assez pour transpirer, et la plus légère qui règle le problème est la meilleure : bavette, trace ou irlandaise suffisent à la plupart des chevaux de loisir. Tondez à partir d'octobre, toutes les six à huit semaines, et arrêtez-vous fin janvier ou début février. Dès que vous tondez, vous devez couvrir : choisissez le grammage selon la tonte et la température, montez d'un cran s'il pleut ou s'il vente, et vérifiez chaque jour, la main sous la couverture, que votre cheval n'a ni froid ni trop chaud. Trop couvrir est une erreur plus fréquente que pas assez.
Votre cheval passe l'hiver en pension ? Demandez à l'écurie qui pose et retire les couvertures, et à quelle fréquence : c'est un service qui varie beaucoup d'une structure à l'autre. Pour comparer, trouvez les écuries près de chez vous. Et si vous cherchez un cheval facile à vivre dehors, parcourez les chevaux de loisir à vendre.
Tondre son cheval en 7 étapes
Durée estimée : 2 h
- 1
Préparez le matériel : une tondeuse pour chevaux, des lames bien affûtées, de l'huile de lubrification, une craie pour tracer les lignes, et une couverture prête à poser juste après la tonte.
- 2
Préparez le cheval : il doit être parfaitement propre et sec. Pansez-le à fond, car la boue et la poussière émoussent les lames et donnent une tonte irrégulière.
- 3
Habituez le cheval : allumez la tondeuse à distance, approchez-vous, posez-la à plat sur l'épaule sans tondre pour qu'il sente la vibration. Commencez toujours par l'épaule.
- 4
Tracez à la craie les limites de la tonte choisie, des deux côtés à la même hauteur, en vous aidant de repères fixes comme l'emplacement de la sangle.
- 5
Tondez à rebrousse-poil, par longues passes régulières qui se chevauchent, tondeuse bien à plat, en tendant la peau de la main libre dans les plis du coude et du grasset.
- 6
Touchez régulièrement les lames du dos de la main : si elles chauffent, arrêtez-vous, laissez refroidir et huilez. Ne tondez jamais l'intérieur des oreilles ni les vibrisses.
- 7
Brossez pour retirer le poil coupé et posez immédiatement une couverture adaptée à la tonte réalisée et à la température.
Questions fréquentes
À partir de quelle température faut-il couvrir son cheval ?+
Cela dépend d'abord de sa tonte. Un cheval non tondu, en bon état et avec un abri, n'a généralement pas besoin de couverture, même autour de 0 °C : son poil d'hiver le protège jusqu'à environ −8 °C. Un cheval tondu, lui, peut avoir froid dès 5 °C, voire au-dessus. Dans tous les cas, la pluie, le vent et l'absence d'abri comptent plus que la température affichée.
Quel grammage de couverture choisir pour mon cheval ?+
Pour un cheval tondu légèrement (bavette, trace, irlandaise), une couverture de 100 à 200 g convient entre 0 et 5 °C, et de 200 à 300 g sous 0 °C. Pour une tonte forte (chasse, totale), comptez un cran de plus. Un cheval non tondu n'a souvent besoin que d'une imperméable sans garnissage (0 g) par pluie et vent sans abri. Montez d'un cran s'il pleut ou s'il vente, descendez d'un cran au box.
Faut-il tondre un cheval qui vit au pré toute l'année ?+
En général, non. Un cheval au pré qui travaille peu n'a pas besoin d'être tondu : son poil d'hiver est sa meilleure protection. Si le travail le fait beaucoup transpirer, une tonte légère comme la bavette ou la trace basse suffit le plus souvent. Toute tonte d'un cheval qui vit dehors engage à le couvrir correctement et à vérifier la couverture chaque jour.
Quand faire la première tonte, et quand s'arrêter ?+
La première tonte se fait quand le poil d'hiver est installé, généralement en octobre. Le poil repoussant en six à huit semaines, une deuxième tonte intervient souvent en décembre ou en janvier. La pratique courante est de s'arrêter fin janvier ou début février, pour ne pas couper le poil d'été qui commence à pousser.
Quelle tonte choisir pour un cheval de loisir ?+
La plus légère qui règle le problème de transpiration. Pour la plupart des chevaux de loisir, une bavette, une tonte de trace ou une tonte irlandaise suffit : on retire le poil de l'encolure, du poitrail et du ventre, là où le cheval transpire, et on garde le dos, la croupe et les membres. Les tontes de chasse et totale sont réservées aux chevaux en travail intensif, vivant au box.
Comment savoir si mon cheval a froid ou trop chaud sous sa couverture ?+
Glissez la main sous la couverture, au garrot et derrière l'épaule : la peau doit être tiède et sèche. Si elle est moite et le poil collé, le cheval a trop chaud. S'il frissonne, se tient voûté, la queue plaquée et dos au vent, il a froid. La température des oreilles, en revanche, n'est pas un indicateur fiable.
Comment prendre les mesures d'un cheval pour une couverture ?+
Avec un mètre ruban, mesurez du milieu du poitrail jusqu'à la pointe de la fesse, en longeant le flanc. Le résultat en centimètres correspond à la taille de la couverture (125, 135, 145 cm…). Une couverture bien ajustée couvre le ventre, descend sous le coude et ne frotte ni au garrot ni aux épaules.
Peut-on tondre son cheval soi-même ?+
Oui, pour une tonte légère comme la bavette, la trace ou l'irlandaise, à condition d'utiliser une tondeuse pour chevaux aux lames affûtées, sur un cheval propre et sec, habitué progressivement au bruit. Pour une tonte de chasse ou totale, ou pour un cheval qui a peur de la tondeuse, mieux vaut faire appel à une personne expérimentée la première fois : une tonte qui tourne mal crée une peur durable.